Sécurité Sociale :
Modifications de la prescriptions des PPC

La sécurité Sociale modifie les conditions de prescriptions
des machines de Pression Positive Continue.

Devant l’augmentation des prescriptions de machine à pression positive (PPC) et du coût de celle ci, la caisse primaire d’assurance maladie essaie depuis plusieurs années de mieux maitriser cette enveloppe de dépense.

Un nouveau texte régulant les prescriptions vient d’être publié.

Pour Rappel, le syndrome d’apnée du sommeil touche entre 5 à 8% de la population française. Du fait de ses conséquences sur la santé (HTA, maladie cardio-vasculaire, Diabète, obésité, trouble de la mémoire et de la concentration, dépression…), il est important de proposer une prise en charge adaptée et personnalisée à chaque patient.

Le traitement par appareil à pression positive continue (dit PPC) est largement plébiscité par les médecins : son efficacité thérapeutique est largement démontrée par les études et il est facile et rapide à mettre en place. On estime qu’il y avait environ 800 000 patients sous PPC en France en 2016.

L’orthèse d’avancée mandibulaire est une alternative mécanique au traitement par ventilation par pression positive continue. Bien que les dernières études montrent qu’il n’y a pas d’infériorité au traitement par orthèse par rapport au traitement par PPC dans les indications adéquates, elle est beaucoup moins prescrite. En 2013, 8 000 à 10 000 personnes ont été remboursées pour leur traitement par orthèse d’avancée mandibulaire alors que l’on estime que la population qui pourrait en bénéficier serait plutôt entre 48 000 et 72 000 personnes. On peut expliquer cela notamment par un nombre restreint de professionnels la proposant et le coût (pour le moment) pour le patient plus important à l’initiation.

La caisse primaire d’assurance maladie a décidé de modifier les conditions de prescription des machines à PPC :

Tout d’abord, le prescripteur devra avant d’effectuer toute prescription d’une prestation de PPC, examiner l’alternative pour le patient d’une prescription d’orthèse d’avancée mandibulaire.

Pour ce qui est des prescriptions de PPC :

Seuls les médecins ayant une formation spécifique aux pathologies du sommeil pourront initier une prescription de PPC. Le renouvellement pourra être fait par le médecin généraliste à condition que le patient accepte de lui communiquer les données d’observance des 12 dernières périodes de 28 jours et si l’utilisation est d’une durée suffisante (plus de 112h/ 28jours soit une moyenne de 4h/jour de port de la machine).

En ce qui concerne les remboursements du forfait journalier de la CPAM auprès des prestataires (rappelons que ce n’est pas le patient qui avance les frais et qui est remboursé mais le prestataire de service mandaté par le médecin), ils vont dépendre à la fois du fait que le patient ait accepté ou non le télé-suivi et du temps d’utilisation de la machine.

Ce qui veut dire en pratique :

  • Que le prestataire devra présenter au patient un document de consentement pour le télé-suivi après l’avoir informé par écrit des conditions de celui-ci (notamment envoi des données au médecin et à l’assurance maladie et modalités et codes d’accès pour avoir accès à ses données sur l’extranet du prestataire).
  • Que le forfait de remboursement (F9) va être décliné en plusieurs forfaits de remboursement pour le prestataire. Plus le patient portera sa machine est meilleur sera le forfait journalier touché par le prestataire. Par contre si un patient refuse le télé-suivi et même s’il utilise bien sa machine, le prestataire en sera quand même impacté avec un moindre remboursement.

Source : article du réseau morphée – blog.reseau-morphee.fr/2017/07/20/modifications-conditions-de-prescription-machines-a-ppc/

2018-12-12T09:28:36+00:00mercredi 26 juillet, 2017|

17 Comments

  1. Adrien juillet 29, 2018 at 11:22 - Reply

    Bonjour,

    Je suis sur le point d’acheter la machine à apnée (PPC) afin d’éviter une location coûteuse.
    Pouvez-vous m’indiquer si dans ce cas là, si la sécurité social prend en charge une partie de l’achat ?
    Ma mutuelle m’indique prendre en charge une partie de l’achat sous condition que la sécurité social prenne aussi une partie à sa charge, peu importe le montant de la prise en charge.

    Merci d’avance.

    • Ludovic ABUAF juillet 30, 2018 at 5:45 - Reply

      Bonjour Adrien, tout d’abord merci de l’intérêt que vous portez aux activités de PSASS.
      Pour répondre à votre question. Dans le modèle français la prise en charge de la CPAM est conditionné un monitoring très stricte, ce dernier est la plus part du temps réalisé par le PSAD organisme qui touche le loyer versé par la CPAM durant toute la durée d’utilisation de votre dispositif médical de PPC.

      Le décret de loi datant du 13 décembre 2017 détail de façon précise les attentes de la Caisse vous verrez que les données à recueillir sont relativement précises, d’autre part, rare sont les médecins qui réalisent cet exercice par eux même, la plus part sont assisté par des PSADs. Je vous invite donc à réfléchir sérieusement avant d’envisager l’achat de votre dispositif de PPC.

      I.6 Demande d’accord préalable du service médical placé auprès des caisses d’AMO
      Toute prescription initiale et tout renouvellement de prescription d’un traitement par appareil de PPC fait l’objet d’un accord préalable du service médical placé auprès des caisses d’AMO conformément à l’article R.165-23 du code de la sécurité sociale. Sur la demande d’accord préalable adressée au service médical placé auprès des caisses d’AMO pour une période initiale de traitement par appareil de PPC sont inscrits les résultats (IAH) de la polygraphie ou de la polysomnographie qui a conduit à la prescription.
      Le compte rendu de la polygraphie ou de la polysomnographie doit être transmis à l’appui de la demande d’accord préalable. Néanmoins, le renouvellement de la prescription annuelle s’effectue sans accord préalable du service médical placé auprès des caisses d’AMO pour un patient dont l’observance des douze dernières périodes consécutives de 28 jours a été d’au moins 112 heures pendant au moins dix de ces douze périodes et d’au moins 56 heures au cours des deux autres périodes.

      I.8 Conditions de suivi
      Le médecin prescripteur doit effectuer une réévaluation du traitement quatre mois après la prescription initiale, puis une fois par an, sauf renouvellement par le médecin traitant, et plus si nécessaire.
      Le suivi d’un traitement par PPC à domicile nécessite l’enregistrement des paramètres suivants :
      – observance (durée d’utilisation de la PPC) ;
      – indice d’apnées-hypopnées, fuites non intentionnelles, pression au 95ème ou au 90ème percentile en fonction du modèle de PPC, pression médiane ou moyenne efficace (données machine) ;
      ainsi que les paramètres suivants (données machine) à la demande du médecin prescripteur et avec l’accord
      du patient : caractère obstructif/central des apnées, courbes de débit.
      En cas de mauvaise tolérance ou d’observance inférieure à 112 heures par période de 28 jours consécutifs, le médecin prescripteur doit être alerté par le prestataire.

      I.9 Recueil des consentements du patient
      Le recueil des enregistrements prévus au I.8 ne peut être fait qu’avec l’accord explicite du patient donné par signature d’un consentement libre, éclairé, explicite et documenté. Ce consentement explicite autorise les
      traitements des données de façon exhaustive en conformité avec les exigences de la Commission nationale
      informatique et libertés (CNIL).
      Le consentement du patient doit également porter sur la possibilité de traitement de ses données de manière anonymisées et agrégées à des fins d’études en conformité avec les exigences de la CNIL.
      Pour bénéficier du télésuivi de ses données, le patient peut donner son consentement sur le même
      document.
      Le consentement doit être recueilli exclusivement par le prestataire. En effet, en application de l’article 3 de
      la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, les
      prestataires, mentionnés à l’article L. 5232-3 du code de la santé publique, sont les responsables des
      traitements des données à caractère personnel qu’ils mettent en oeuvre en vertu de l’article L. 165-1-3 du
      code de la sécurité sociale.

      Vous constaterez donc que l’ensemble de la prise en charge a toujours été pensée depuis le début avec le PSAD dont les revenus sont générés par la location du matériel de traitement, loyer payé par la CPAM. Ce cadre à pour objectif d’assurer une bonne qualité du suivi du patient et de sa prise en charge.

      Je vous invite à vous renseigner auprès du PSAD retenu si vous avez des questions concernant la possibilité d’acheter le matériel et d’assurer un suivi, mais j’ai peur qu’en dehors de ce cadre vous ne puissiez bénéficier des même conditions de suivi et d’accompagnement que le patient français Lambda.

      Bien cordialement,

      Ludovic ABUAF,

  2. Florence novembre 16, 2018 at 1:18 - Reply

    Bonjour,
    Cette utilisation imposée à minimum 4h/jour me pose un réel problème.
    Jeune maman de jumeaux en bas âge, je fais rarement des nuits de plus de 3h30 car comme pour tous les jeunes parents, les nuits sont agitées et interrompues.
    De plus, je suis asthmatique et j’ai parfois du mal à supporter le masque facial.
    Que faire ?
    La Secu tiendra-t-elle compte de ces conditions exceptionnelles pour ne pas me pénaliser ? Je me pose beaucoup de questions…

    • PSASS novembre 20, 2018 at 4:24 - Reply

      Bonjour Florence,

      Difficile de répondre à une telle question mais ce cadre de prise en charge et le conditionnement du remboursement, est malheureusement pour vous, fixé par décret.
      Cependant sachez que ces 4h d’observances ne sorte pas de nulle part, ils sont le fruit d’une longue réflexion et d’études menées par la communauté scientifique partout dans le monde. voici quelques études : Weaver, Sleep 2007 | Antic, Sleep 2011 | Gasa, JSR 2013

      La France fait cependant partie de ces pays ou l’accompagnement de la prise en charge thérapeutique est fait avec l’aide d’un prestataire de soin à domicile. le seul conseil que je puisse vous donner est d’en discuter avec le médecin qui accompagne et suit votre traitement ainsi qu’avec votre PSAD afin d’essayer de trouver une alternative/solution qui puisse convenir à la fois aux attentes de la CPAM ainsi qu’à vous même. Une solution serait notamment de profiter de la journée pour faire une sieste compensatrice, car même sans CPAP personne ne supporterai correctement une journée avec seulement 3h de sommeil par nuit, profitez-en alors pour utiliser votre dispositif de PPC durant ces siestes.

      Ludovic ABUAF.

  3. Mickael Lavaire décembre 3, 2018 at 10:39 - Reply

    Bonjour,
    je suis équipé de cet appareil depuis 3 jours.
    j’ai signé un document de consentement pour le télé-suivi , tout s’est passé très vite lors de ce 1° RDV.
    j’ai donc plusieurs questions: • puis je me rétracter sur ce télé-suivi?
    •si il n’y a pas de télé-suivi, la CPAM est-elle informée des 112 heures par période de 28 jours consécutifs? (d’ailleurs est ce une moyenne sur 28 jrs ou réellement 4h/jr?)
    •est-il exact que l’on ne peux mettre en soute avion le PPC, mais le prendre comme bagage à main?
    •peut-on lors d’un déplacement professionnel de 2/3 jours s’en passer sans conséquences vis à vis de la CPAM, de même, étant adepte de trekking, il m’arrive de faire des séjours ou je n’ai accès à l’électricité qu’1 ou 2 fois par semaine… là encore, comment gérer vis à vis de la CPAM, de plus je ne me vois pas porter cet appareil pour 1/2 nuit sur 7… risque je quelque chose?
    Merci pour votre retour.

    • Ludovic ABUAF décembre 26, 2018 at 9:04 - Reply

      Mickael Bonjour,

      1) Votre consentement est un droit fondamental pour la réalisation d’un soin, si vous estimé ne pas avoir reçu les informations nécessaires à vous permettre de juger de façon éclairée et consenti, je vous invite à reprendre contact avec votre PSAD afin d’en discuter avec lui, c’est à lui de vous convaincre de l’importance du télé-suivi. Vous avez donc tout à fait la possibilité de revenir sur votre consentement si tel était votre décision.

      2) S’il n’y a pas de télé-suivi les relevés sont alors réalisés par un technicien qui se déplacera à votre domicile pour réaliser le relevé des observances au traitement. Quelle que soit la décision que vous prenez, vous devez comprendre que cette obligation, d’évaluer l’observance patient est une obligation imposée par la CPAM au Prestataire de Soin.
      L’observance est calculée sur l’utilisation journalière, enfin les dispositifs de PPC sont capable de rendre des informations sur la moyenne d’utilisation. Les obligations contractuelles d’évaluations le sont sur une période 28j

      3) PPC et avion : il faut vous renseigner auprès de votre PSAD et/ou du fabricant de votre PPC directement, cela dépendra du constructeur et des préconisations à ce sujet.

      4) Utilisation/Trecking/Risques
      Voici ce que dit clairement le texte de loi sur l’évaluation de l’observance patient et sur la méthode.
      I.5 Définition et mesure de l’observance
      L’observance du patient s’apprécie par période de 28 jours consécutifs. Au cours de cette période, le patient doit utiliser effectivement son appareil de PPC pendant au moins 112 heures. Le décompte des périodes consécutives de 28 jours débute le premier jour de la quatorzième semaine qui suit le début du traitement par appareil de PPC.

      Comme vous l’aurez compris l’utilisation ou du moins les attentes de la CPAM pour assurer le remboursement de votre matériel sont dépendant de votre observance, qui est calculée sur une base de 4h sur une période 28,j vous devez donc avoir utilisé sur cette période votre matériel à minima 112h.

      Concernant les risques liés à l’absence d’utilisation de votre matériel de traitement, je vous invite à vous rapprocher de votre médecin afin de discuter de cela directement avec lui car les risques s’apprécies de façon différntes en fonction de votre contexte clinique personnel.

      Excellente journée et très bonne fête de fin d’année.

  4. leroy décembre 19, 2018 at 5:00 - Reply

    J’ai eu une pneumopathie en mai dernier, puis je suis partie en itinerance pedestre pendant mes congés et enfin j’ai eu un stress professionnel en septembre avec des nuits tres courtes des insomines recurrentes…ces trois periodes ont généré des nuits avec un port de masque nul (en rando…), faible (insomnies ) ou interdite pnuemopathie avec risque contamination du circuit.Edit

    Que faire? La secu voit les traitements antibios lors des infections pneumo. La medecine du travail est prevenue du stress pro.. Je ne serai pas en mesure de supporter les frais sur mes deniers personnels et je suis à 39 episodes par heure… 🙁
    Je passe sur les nuits ou je me reveille pour enlever le masque car reunion tot le matin pour eviter d’avoir la figure saucissonnée par le masque qui donne juste aux autres l’impression que je viens de me lever…
    Les bonnes nuits je garde le masque 7 à 8 heures mais ce n’est pas si frequent, je suis active ca n’est pas facile de tout concilier.
    Comme ce n’est pas glamour, nous faisons chambre à part la plupart du temps, donc il y a aussi des nuits conjugales, sans masque …
    je n’ai pas signé de lettre de consentement et le prestataire m’a pris la carte sd et l’a changé a t-il le droit de faire cela et de communiquer mes données
    sans mon consentement?
    Je trouve cela déjà tres contraignant pour le quotidien, la vie personnelle et sociale, les loisirs, etc alors si en plus il y a la pression pour etre bon eleve vis à vis de la sécu, on en sort pas

  5. Aymen décembre 28, 2018 at 4:35 - Reply

    Bonjour,
    Je souffre d’un syndrome d’apnées du sommeil depuis plus de 10 ans, j’ai bien essayé l’orthèse d’avancée mandibulaire l’OAM mais elle me fait mal, voir très mal. Il y a deux ans, j’ai essayé avec mon médecin de suivre le parcours normale du diagnostic afin d’envisager la mise en place d’une CPAP, mais malheureusement il m’a dit que l’index IAH( Apnées + Hypopnées par heures d’enregistrement ou de sommeil) étant inférieur au seuil attendu par la CPAM pour justifier d’un appareillage (PPC) n’était malheureusement pas suffisant pour que je puisse bénéficier d’un remboursement par la sécurité sociale.

    Je souhaiterais savoir si cette nouvelle loi me permettrai de faire un nouvel essai diagnostic car je doute de l’efficacité du premier test, en effet, bardé de capteur sur l’ensemble du corps j’ai de mon coté, eu la sensation de ne pas avoir réussi à dormir suffisamment durant le test. Enfin, chaque nuit est plus compliquée que la précédente et je me réveil chaque matin très fatigué, la journée je dois faire des pauses régulières.

    pourriez vous m’aider svp? qu’est ce que je dois faire?
    Cordialement

    • Ludovic ABUAF décembre 29, 2018 at 3:47 - Reply

      Bonjour Aymen, Tout d’abord sachez que je me suis permis de réajuster votre message afin de le rendre compréhensible par tous les lecteurs.
      Je vais donc tenter de répondre à l’ensemble de vos interrogations.

      Sachez que le texte de loi publié récemment conditionne la mise en place d’une orthèse en première intention lorsque le contexte clinique le permet, ce qui n’était pas le cas il y a 10 ans. A l’époque la PPC était le traitement de première intention, enfin aujourd’hui encore l’index d’apnées et hypopnées reste l’élément de référence pour la CPAM pour assurer une prise en charge, mais attention les conditions ne sont plus les mêmes et le nouveau décret intègre désormais les comorbidités cardiovasculaires, métaboliques, respiratoires, la somnolence et le risque accidentel. Enfin les OAM ont véritablement évoluées en 10 ans tout autant que les dispositifs de CPAP. Quant aux dispositifs médicaux destinés aux mesures de diagnostic ces derniers se sont particulièrement perfectionnés et miniaturisés aussi, l’arrivée des recommandations et des standards internationaux de l’American Academy Sleep Medecine (AASM) en 2012 à également permis d’affiner les démarches diagnostics des médecins.

      Bref tout ceci pour vous dire Aymen, que je pense que vous avez tout intérêt à refaire un test, maintenant je vais vous expliquer le processus normalement suivi dans le cadre d’un diagnostic d’un SAHOS (syndrome apnée et hypopnées obstructives du sommeil).
      Il faut comprendre que l’utilisation de l’arsenal diagnostic dont dispose le médecin et qu’il peut normalement mettre en œuvre, est conditionné par la symptomatologie et votre état de somnolence. Ce qui m’étonne vraiment c’est que vu l’état de fatigue ressenti l’exploration engagé par votre praticien se soit arrêtée à un unique examen (et dans des conditions délicates semble t-il ???) pourtant cette méthodologie ne date pas du décret de 2017, en effet en 2006 déjà la société Française de pneumologie avait rédigée de nombreuses recommandations destinées aux praticiens pour la prises en charge du SAHOS.

      Enfin je souhaiterais revenir sur votre orthèse. L’orthèse idéale est Sur-mesure/ Bibloc / Titrable,
      Avant même sa fabrication, une orthèse fait l’objet d’une attention particulière :
      – lié au choix de la propulsion retenue afin d’assurer un maximum d’efficacité avec un confort optimal
      Après sa fabrication :
      – suivi régulier par le prescripteur le temps d’une titration efficace (ajustement progressif de la propulsion toujours au regard du confort et de la disparition des évènements respiratoires), cette titration se fait systématiquement par un diagnostic simple ou complexe lors d’une nuit d’enregistrement avec votre orthèse.
      – et enfin d’un suivi dentaire tous les 6 mois?

      Je pense que vous comprendrez pourquoi la notion d’utilisation d’une orthèse faisant “mal” me semble aberrante dorénavant.

      En résumé que pouvez-vous faire :
      – Trouver un praticien sommeil proche de chez vous, au préalable parlez-en avec votre Médecin généraliste.
      – Préparer votre rdv sommeil : utilisez des questionnaires subjectifs pour permettre à votre médecin de bien évaluer la sévérité de votre symptomatologie et de votre état de somnolence, il est possible que votre médecin attribue cet état de fatigue à votre moral et votre niveau d’anxiété. préparer ce rendez-vous en retraçant la chronologie voir en reprenant votre dossier précédant (rapport du diagnostic, orthèse…)
      – Deux questionnaires utile : que vous pouvez imprimer et remplir vous même
      l’échelle de somnolence d’epworth = https://reseau-morphee.fr/wp-content/uploads/dlm_uploads/2016/11/Epworth.pdf
      Le questionnaire de Berlin : https://reseau-morphee.fr/wp-content/uploads/dlm_uploads/2016/11/questionnaire-berlin.pdf
      – L’examen diagnostic peu débuter par un examen peu encombrant et facile d’accès (la polygraphie ventilatoire : le test se focalise sur le recueil de données lié à votre respiration durant la nuit d’enregistrement) mais en cas d’informations insuffisantes pour conduire le diagnostic, votre praticien peu poursuivre l’exploration avec un examen plus complet via la Polysomnographie (même capteurs que la polygraphie auxquels sont ajouté des capteurs pour enregistrer votre sommeil et détecter le niveau de fragmentation de ce dernier dans le cas d’évènements respiratoire peu ou pas désaturants).
      – Enfin en fonction de l’ensemble des éléments diagnostics, votre médecin orientera son choix thérapeutique et discutera avec vous des solutions avant d’initier le traitement.
      – Dans le doute demandez à avoir l’ensemble de votre dossier d’enregistrement et compte rendu pour demander une second avis médical. (délais maximum d’obtention : 8 jours)

      Combien coûte un deuxième avis médical ?
      Ces consultations sont prises en charge par la Sécurité sociale à hauteur de 70% (le reste par la mutuelle). Mais attention, pour bénéficier de ce remboursement, il faut repasser par votre médecin traitant, sinon il s’agit d’une consultation “hors parcours de soins” et vous risquez d’être pénalisé : le remboursement Sécu sera alors de 30% seulement et non 70%. Il convient donc de jouer la transparence vis-à-vis de votre médecin généraliste. Le deuxième avis est un droit. Et si vous avez un doute sur un diagnostic ou un traitement, il s’agit même d’une nécessité.

  6. Stephh14 janvier 20, 2019 at 10:15 - Reply

    Bonjour,
    Le prestataire avec lequel je suis pour mon ppc depuis 4 ans me déçoit de plus en plus et maintenant il veut m’obliger à être suivie avec une machine connectée.
    Comment dois-je procéder pour changer de prestataire?
    Merci

  7. Antoine janvier 30, 2019 at 12:46 - Reply

    Bonjour, Je suis suivi avec une PPC depuis 10 ans, mais j’ai eu aussi une Hypertension depuis 6 ans et là aussi sous médic journaliers, à vie, même que j’ai des mini crises cardiaques, maintenant soulagées et disparues depuis mes traitements médicamenteux ; Je suis à 100% pour la déficience cardiaque avec renouvellement à demander à la CPAM tous les 2 ans ; Par contre, l’Apnée du Sommeil qui est la cause directe de l’ Hypertension, elle est non prise en charge, car non listée parmis les 30 ALD; J’ai vu sur le site de l’Association AMIRA 67, que la PPC pourrait être prise en charge à 100% “au titre des Pathologies associées” Pourriez-vous m’aider à aporter ces preuves à mon médecin afin qu’il fasse la demande ? Il a refusé dernièrement stipulant que l’Apnée du Sommeil ne fait pas partie de la liste des ALD.

  8. Antoine janvier 30, 2019 at 12:58 - Reply

    Excellent et enrichissant Chat à conseiller vivement

  9. Delage février 7, 2019 at 2:01 - Reply

    Bjr suit à un différent avec mon médecin et sa secrétaire je peut changé de médecin je suis suivi pour l’apnée du sommeil

    • Ludovic ABUAF février 12, 2019 at 8:47 - Reply

      Bonjour, vous avez toujours la possibilité de changer de correspondant médical en charge de suivre votre syndrome d’apnée du sommeil. Cependant il vous faudra demander à récupérer vos données personnels pour les mettre à disposition du prochain médecin. l’autre problème se posera avec votre PSAD qui devra également limité l’accès à ces données en libérant l’accès au futur prescripteur sommeil. Sachez également que la loi autorise votre médecin traitant à prendre en charge le renouvellement de votre prescription à condition que ce dernier soit formé à la prise en charge de votre pathologie (Formation sommeil dédié) ou que votre traitement par PPC soit stable.
      Cordialement

  10. Carine Carre février 9, 2019 at 4:49 - Reply

    Bonjour,
    Mon mari est sous PPC depuis deux ans . nous envisageons de partir en camping-car , pouvez vous me dire si la sécurité sociale prend en. Ah the un modèle sur batterieafin qu’il n’interrompe pas son traitement (30 apnées heure ) . si oui qu’elle est la marche à suivre . cordialement Carine

    • Ludovic ABUAF février 12, 2019 at 8:37 - Reply

      Bonjour Carine, la prise en charge de la PPC par la sécurité social est conditionné à nombres d’heures d’utilisations par mois et non au type de matériel utilisé. Je vous invite à discuter de cette solution avec votre PSAD (Prestataire de Soin à Domicile) qui pourra vous proposer une stratégie de mise en oeuvre et la faisabilité en fonction de leurs possibilités interne, il vous faudra cependant discuter avec ce dernier pour évoquer les contraintes de votre voyage en camping Car pour justifier d’une telle démarche (pas de repos sur zone raccordable à l’électricité…). En espérant avoir répondu à votre interrogation. Cordialement.

    • Ludovic ABUAF février 23, 2019 at 9:58 - Reply

      Bonjour Carine Carre, il vous faut vous rapprocher de votre prestataire de soin à domicile, normalement un seul appareil est pris en charge par la CPAM mais peut être que … Sinon vous pourrez trouver des dispositifs plus léger de voyage pour répondre à vos besoins de mobilité. Chez Philips Respironics et chez ResMed vous devriez trouver ce type de matériel.

      Cordialement.

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